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Conviction (Partie II)

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Conviction (Partie II)

CONVICTION (PARTIE 2)

Prophète Joël Francis Tatu · 19/07/2026 · CONVICTION

Le socle scripturaire

La séance s’ouvre sur la lecture de plusieurs textes bibliques. Romains 14 verset 5 pose d’emblée le principe : « Tel fait une distinction entre les jours, tel autre les estime tous égaux ; que chacun ait en son esprit une pleine conviction. » Romains 14 verset 23 prolonge cette exigence : « Celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est un péché. » Jacques 1 verset 8 est cité en plusieurs versions pour en saturer le sens : homme irrésolu, homme double de cœur, homme incertain dans ses pensées, homme partagé, homme indécis et inconstant en toutes ses voies. Enfin, Osée 10 verset 2 est cité dans deux versions parallèles : « Leur cœur est partagé, ils vont en apporter la peine. L’Éternel renversera leurs autels, détruira leurs statues. » L’ensemble de ces textes constitue le socle scripturaire de la deuxième partie de l’enseignement sur le thème de la conviction.

John Newton et William Wilberforce : l’abolition de la traite négrière

Pour illustrer la puissance d’une conviction mise en acte dans l’histoire, le prophète Joël Francis Tatu rappelle un événement survenu le 25 mars 1807 au Parlement de Londres : l’abolition de la traite transatlantique des esclaves. Cette traite a duré quatre cents ans — durée qui correspond, est-il relevé, à ce que Dieu avait annoncé à Abraham concernant le séjour de ses descendants en pays étranger — et a coûté approximativement onze millions de vies humaines. Elle n’a pas été abolie par une guerre ni par un coup d’État, mais par l’action conjuguée de deux hommes : un pasteur, John Newton, et un parlementaire, William Wilberforce.

John Newton était un ancien marin qui avait occupé une position de premier plan dans la direction des navires négriers. C’est au cœur d’une grande tempête en mer qu’il a rencontré Christ, expérience à l’issue de laquelle il a écrit le cantique Amazing Grace. Devenu pasteur, il reçoit un jour chez lui à Londres la visite d’un parlementaire récemment né de nouveau. Ce parlementaire lui confie son malaise : converti, il exerce dans un monde politique qu’il juge sale, et sa conscience est troublée par des lois qui ne favorisent pas l’abolition de la traite. John Newton l’encourage non seulement à ne pas quitter la politique, mais lui dit que sa foi chrétienne peut influencer le parlement pour changer les choses.

Durant vingt ans, Wilberforce a proposé onze lois successives, sans résultat immédiat, avant que l’abolition ne soit officiellement prononcée. Il était convaincu que son appel était différent de celui de Newton : son pupitre n’était pas la chaire d’une église, mais la place publique, ce que l’on désigne en anglais par le mot marketplace.

Sauver l’âme d’une nation

C’est à partir de cet exemple que se déploie une distinction centrale dans cet enseignement. Pour sauver l’âme d’un homme, il faut lui présenter la personne de Jésus-Christ, le roi Jésus, afin que Christ règne sur le trône de son cœur. Mais une nation possède elle aussi une âme : elle a une culture, un système, un moule qui détermine la mentalité collective. Ce n’est pas un peuple qui fait la nation, c’est la mentalité de ce peuple qui fait de la nation ce qu’elle est.

Pour sauver l’âme d’une nation, on ne présente pas directement Jésus comme on le ferait à un individu — cette approche ne fonctionne pas dans les sphères publiques — mais on entre dans la sphère concernée pour y apporter les valeurs du royaume du roi Jésus, valeurs qui viennent se superposer aux valeurs du monde et les transforment radicalement. C’est être lumière du monde et sel de la terre, selon la formulation évangélique. Je rêve d’une France, je rêve de la nation Haïti, je rêve de Madagascar, du Cameroun, de la RDC, de voir nos nations être changées par les valeurs du roi Jésus, par le canal des hommes et des femmes qui sont les représentants de ce royaume.

L’église et le royaume

Cette distinction entre évangélisation individuelle et transformation des nations conduit à une réflexion sur la différence entre l’église et le royaume. Dans la parabole du blé et de l’ivraie en Matthieu 13, lorsque Jésus traduit la parabole, il déclare que le champ, c’est le monde — non l’église — et que le bon grain, ce sont les fils du royaume, non les fils d’une église particulière. Si les agents de transformation étaient les enfants d’une église, les appartenances ecclésiastiques — les tensions entre pasteurs, les divergences doctrinales, les loyautés à telle figure ministérielle — empêcheraient la coopération nécessaire. Ce qui dépasse les divisions ecclésiastiques, c’est le royaume. Les hommes et les femmes qui changeront la France iront au-delà des fidélités à tel pasteur, tel apôtre, tel prophète, pour se retrouver dans le monde séculier unis autour d’un seul roi et d’un seul royaume à faire avancer : celui de Jésus-Christ.

Le commencement et la fin de l’église

L’église est présentée comme ayant un commencement et une fin. Elle est née dans Actes chapitre 2 et elle prendra fin en Apocalypse 4, là où la voix dit « monte ici » — image de l’enlèvement. On ne parle plus de l’église après Apocalypse 3 ; l’âge de l’église s’arrête quand elle sera enlevée pour se trouver avec l’Agneau. C’est alors que Jésus ouvrira le livre et rompra les sceaux, que commencera la libération de l’Antichrist sur la terre, et ce qui est décrit en Apocalypse 6 et suivants se déroulera pendant que l’église sera déjà auprès de l’Agneau. À la fin de ce processus, ce n’est plus l’église mais l’épouse qui parle : l’Esprit et l’épouse disent « Viens. »

Le royaume, plus grand que l’église

L’église a un début, l’église aura une fin, mais le royaume, lui, n’a pas de fin. Il régnait avant la création de l’homme et de la femme, avant la création des cieux et de la terre, et après la fin de ces cieux et de cette terre, la nouvelle Jérusalem descendra. Le royaume est donc plus grand que l’église, il dure plus longtemps, et il est la raison pour laquelle l’église existe. L’église n’existe pas pour élever des prophètes, elle existe pour étendre un royaume. Elle n’existe pas pour avoir de beaux bâtiments, mais parce qu’il y a un roi dont les valeurs doivent entrer dans les préfectures, dans les arts et les divertissements, dans la politique.

Le mot même d’église — ecclesia — désignait dans l’Antiquité une assemblée qui délibérait aux portes des villes sur ce que la société devait être sur les plans sécuritaire, militaire, alimentaire et culturel. L’église n’existe pas pour aller au ciel ; l’église existe pour régner sur la terre. Au ciel, il n’y aura pas l’église, il y aura une épouse. Et la nouvelle Jérusalem est décrite comme une ville en carré dont la longueur égale la largeur, une urbanisation. Dieu n’a pas pour dessein d’emmener l’humanité au ciel : la nouvelle Jérusalem sortira des cieux pour descendre sur la terre, et c’est ici, sur la terre, que s’accomplira le règne éternel.

Kingdom : le domaine du roi

Pour illustrer la notion de royaume, le mot anglais kingdom est analysé comme king domain — le domaine du roi. L’exemple des empires coloniaux est convoqué : le roi de Belgique régnait sur le Rwanda, le Burundi, le Congo et d’autres territoires ; la couronne britannique étend encore aujourd’hui son emprise sur certaines terres en Afrique. Dans ce modèle, où que le roi pose les pieds, il est chez lui.

C’est dans ce cadre que le jardin d’Éden est relu : il n’existait pas pour n’être qu’un jardin. Dieu voulait que toute la terre soit le jardin d’Éden. Dieu a fait du jardin d’Éden sa colonie, l’extension de son royaume céleste sur la terre. Il y a placé un fils et une fille, les fils du royaume, en leur disant de cultiver et de se multiplier, de sorte que leur espèce se multiplie et que la qualité de vie qu’ils avaient en Éden s’étende à toute la terre, jusqu’à ce que la terre soit le reflet du ciel. Exactement de la même manière, lorsque Dieu a fait naître l’église par Jésus, il a précédé cela avec la prière enseignée aux disciples : « Que ton royaume vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme elle l’est au ciel. » Le but n’est pas que les croyants aillent dans son royaume : c’est son royaume qui doit venir ici. Jésus a dit à Pierre : « Tu es Pierre, sur cette pierre je bâtirai mon ecclesia, et je te donnerai les clés du royaume. » L’ecclesia est bâtie, mais ce sont les clés du royaume qui sont données.

Définir la conviction

La conviction est ensuite définie. C’est une preuve évidente produite dans l’esprit, la certitude que l’on a de la vérité d’un fait ou d’un principe ; c’est l’état d’esprit de quelqu’un qui croit fermement à la vérité de ce qu’il pense. Elle recouvre les notions de certitude, d’adhésion, d’assurance, de confiance, de croyance absolue, d’opinion, de preuve.

Plusieurs formulations sont citées pour en mesurer la portée. La femme de lettres russe Sophie Sin est citée : « La conviction est plus forte que la force. » François Guizot, ancien président du Conseil des ministres de France, est cité : « Les grandes convictions sont les grandes forces des grands hommes. » Gandhi : « Un non prononcé de la conviction la plus profonde est meilleur qu’un oui simplement prononcé pour plaire ou pour éviter les ennuis. » Martin Luther King : « Je ne peux et ne renoncerai à rien, car aller contre la conscience n’est ni juste ni sûr. Me voici, je ne peux rien faire d’autre, aidez-moi Dieu. » John Fitzgerald Kennedy : « Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour être dans l’air du temps. » Une conviction profonde vaut mieux que mille opinions superficielles.

On ne peut pas tuer une idée

Un homme ne peut être vaincu par un homme qui a de la force s’il est lui-même un homme de conviction. C’est ainsi qu’on ne peut pas tuer une idée. Jésus n’était pas qu’un homme : il était une idée, une philosophie. On l’a tué, mais sa philosophie a envahi le monde jusqu’à ce jour. Dans le christianisme, le sang des martyrs est la semence de l’église, qui s’est étendue grâce au sang de ceux qui ont été mis à mort pour leur foi. Quand on attaque un homme qui incarne une conviction, on peut le tuer, mais on ne tue pas ses idées : sa conviction sera transférée d’un homme à un autre, d’un vase à un autre, et ceux qui viennent après documenteront, écriront, établiront des structures.

L’exemple de Martin Luther est rappelé. Alors que la papauté s’était levée contre lui et menaçait même sa vie, des hommes vinrent le trouver dans sa chambre pour lui dire que tout le monde dehors était contre lui. Il leva la tête et dit : « Allez dire à ces hommes : je suis contre eux tous. » Cet homme était convaincu que le salut n’était pas par les œuvres mais par la foi seule, en l’œuvre parfaite et achevée de la croix, sans qu’aucune pièce de monnaie ni aucune œuvre puisse sauver l’âme d’un défunt par ce qu’on appelait le purgatoire. Menacé de jour et de nuit, fuyant d’un lieu à un autre, il a tenu parce qu’il avait la conviction.

Je ne prie pas pour des chrétiens riches dans mon église, même si j’en ai besoin. Je ne prie pas pour des chrétiens intellectuels, même si j’en veux. Je ne prie pas pour des chrétiens zélés, même si j’en ai vraiment besoin à l’église. Je prie pour des chrétiens de conviction.

Conviction et intégrité : l’image de la tour Eiffel

La conviction est mise en regard de l’intégrité. Une des définitions du mot intègre renvoie à l’idée d’un monument statique. La tour Eiffel, construite en trois ans et inaugurée en 1889, est debout depuis cent trente-sept ans. À travers toutes les saisons, tous les changements de la société, toutes les étapes d’une vie humaine — naissance, enfance, adolescence, mariage, parentalité, grand-parentalité, voyages à l’étranger, retours — la tour Eiffel est là, identique à elle-même. Elle ne bouge pas. L’hiver, le printemps, l’automne, l’été, les temps changent, les choses bougent autour, mais elle reste. C’est ce que veut dire intégrité. La force d’une personnalité réside dans la capacité à être intègre, à avoir suffisamment de racines de conviction pour que rien ni personne ne puisse vous bouger de là où vous êtes. Ce qu’ils étaient, c’est ce qu’ils sont, et ce qu’ils sont, c’est ce qu’ils deviendront.

Les saisons de Dieu

Cette stabilité contraste avec l’inconstance des hommes qui changent leurs objectifs d’année en année. Une des frustrations courantes des chrétiens est de se fixer des objectifs du 1er au 365e jour, de ne pas les voir accomplis au 31 décembre, de se réveiller, de mettre de nouveaux objectifs, et de vivre un éternel recommencement. Les hommes calculent en années ; Dieu calcule en saisons. Une saison de Dieu peut commencer le 28 février 2026 et se terminer le 31 mars 2029 : c’est une saison. Il ne faut pas changer les objectifs comme on change les thèmes de l’année. Des fois, 2026 ressemble à 2025 parce que c’est la continuité, la suite logique, et c’est à chacun de continuer à faire ce qu’il faisait l’année précédente. Les hommes et les femmes de conviction savent que si le plan A échoue, le plan A va réussir : on reprend le même plan, on le modifie légèrement, on continue.

Le manque de conviction dans la société

Notre société n’est pas en manque de politiciens, mais de politiciens avec des convictions. Elle n’est pas en manque de citoyens qui vont aux urnes, mais de citoyens qui y vont avec des convictions. Elle n’est pas en manque d’avocats lors des procès, mais d’avocats qui défendent leurs clients avec conviction — car combien ne défendent que pour l’argent, sachant très bien qu’ils défendent un meurtrier ou un violeur, allant à l’encontre de toutes leurs valeurs à cause des billets de banque posés sur la table ? Elle n’est pas en manque de juges qui délibèrent, mais de juges qui délibèrent avec conviction.

Que dire des pasteurs sans conviction — établis par défaut parce qu’il fallait quelqu’un à la tête d’un groupe, parce qu’on parlait bien et qu’on prêchait un peu — pasteurs selon les hommes et non selon Dieu ? On a aussi des membres d’église sans conviction : au moindre mouvement, ils bougent. Des élèves qui choisissent des filières sans conviction. Des gens qui s’avancent vers le mariage sans conviction, et dont le cœur en doute porte un poids aussi lourd que leur tenue.

La foi comme conviction

La foi elle-même est définie comme une forme de conviction. La version d’Arby d’Hébreux 11 verset 1 dit : « La foi est l’assurance des choses qu’on espère et la conviction de celles qu’on ne voit pas. » Un homme de foi est un homme de conviction, une femme de foi est une femme de conviction. La conversion elle-même repose sur ce fondement : Jean 16 verset 8 dit que le Saint-Esprit, quand il sera venu, convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement. On est converti parce qu’on a été convaincu par le Saint-Esprit qui est venu frapper à la porte du cœur.

La vie chrétienne a donc pour soubassement la conviction. Sans la foi — c’est-à-dire sans la conviction — il est impossible d’être agréable à Dieu, selon Hébreux 11 verset 6. Et 2 Timothée 3 verset 16 précise que toute écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger : la lecture biblique doit conduire à être convaincu par le texte, à sentir que la parole a touché et perforé l’âme. La Bible recommande en Romains 14 verset 5 que chacun ait en son esprit une pleine conviction. Romains 14 verset 23 va plus loin : tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est un péché, et Dieu considère comme péché le fait d’agir sans conviction.

La conviction libère la puissance, transmet la passion, apporte la transformation et peut influencer une génération entière. Quelqu’un qui est convaincu peut influencer le monde. Aujourd’hui, Dieu lève encore des William Wilberforce : des chrétiens qui sont cent pour cent chrétiens et qui maîtrisent aussi la loi, les médias, l’économie, la technologie, la culture.

Le danger des fausses convictions

Après avoir affirmé la puissance de la conviction, l’enseignement s’arrête sur le danger des fausses convictions. La conviction est d’autant plus dangereuse qu’elle est fausse. Des membres de sectes se sont suicidés collectivement, convaincus que c’était la seule manière de plaire à leur gourou. Des hommes ont posé des bombes en étant convaincus de ce qui les attendait de l’autre côté. La conviction peut être une force de destruction lorsqu’elle est fondée sur le mensonge.

Les vents de doctrine

Dans ce contexte, le prophète identifie un danger particulier pour l’Église en Europe : les fausses doctrines. Il s’appuie sur plusieurs textes. 1 Timothée 4 verset 1 : « L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. » Il ne s’agit pas seulement de démons poussant à l’ivresse, à la prostitution ou au mensonge : il existe des démons spécialisés dans la doctrine, capables de tordre les Écritures et de présenter une doctrine tellement convaincante qu’elle peut faire quitter l’église à ceux qui sont mêlés à des frustrations non résolues.

2 Thessaloniciens 2 verset 3 parle de l’apostasie qui doit venir. 2 Timothée 4 versets 3 et 4 : « Il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité et se tourneront vers des fables. » Éphésiens 4 verset 14 avertit de ne plus être « des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par la ruse dans les voies de la séduction. »

Il y a des vents de doctrine. Il y a des lives, des contenus diffusés par des personnes inspirées par un esprit hostile, dont les paroles peuvent sembler familières mais dont l’esprit dépose une semence. Cette semence peut demeurer enfouie jusqu’au jour où une accumulation de problèmes la fait remonter en surface, et c’est alors que des personnes quittent une assemblée, quittent un mariage, quittent des amis. Il faut faire attention au vent de doctrine.

Trois fausses doctrines sont alors nommées et réfutées.

1. « La Bible ne serait pas la parole de Dieu »

La première est l’affirmation que la Bible ne serait pas la parole de Dieu, qu’elle contiendrait des erreurs, des contradictions, qu’elle aurait été falsifiée. L’enseignement répond avec fermeté : la Bible est la parole de Dieu. Elle est le livre le plus vendu du monde, le plus traduit, le livre qui a influencé des dirigeants comme Angela Merkel, qui reconnaissait que la lecture de la Bible avait considérablement influencé sa vie alors qu’elle dirigeait l’une des cinq plus grandes puissances économiques du monde. Le fait que des pays établissent des lois interdisant l’entrée des Bibles sur leur territoire, sous peine de trente ans de prison, témoigne de la puissance de ce livre.

Ce n’est pas qu’un livre : c’est la pensée de Dieu empaqueté dans un texte qui contient un esprit qu’on appelle le rhema. Tous ceux qui entrent dans le logos et sont touchés par le Saint-Esprit peuvent entendre ce que Dieu dit dans les Écritures, qui révèlent la personne de Jésus-Christ. Des auteurs nombreux, répartis sur plusieurs siècles et plusieurs continents — un échanson du roi comme Néhémie, un meurtrier devenu apôtre, un prophète, un roi — ont dit les mêmes choses sans se rencontrer, avec une cohérence inimaginable. Des hommes ont lu un seul paragraphe de l’Évangile selon Jean dans une chambre d’hôtel et se sont convertis. Donner une Bible peut être le plus beau cadeau qu’on fasse à quelqu’un.

2. « Jésus ne serait pas Dieu, seulement un prophète »

La deuxième fausse doctrine est l’affirmation que Jésus ne serait pas Dieu, qu’il serait simplement un prophète. L’enseignement répond que Jésus est bien le Fils de Dieu et que, dans les hébraïsmes, « Fils de Dieu » désigne celui qui est sorti de Dieu et qui est égal à lui-même. Le Psaume 110 dit : « Mon Seigneur a dit à mon Seigneur : assieds-toi à ma droite », ce qui implique deux Seigneurs distincts.

Jean 1 versets 1 à 4 est lu : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » La lumière du premier jour de la Genèse n’était pas le soleil, créé seulement au quatrième jour. Quelle lumière éclairait alors l’univers ? C’est Jésus-Christ, la lumière du monde. 1 Jean 5 verset 20 est également cité : « Nous sommes dans le véritable, en son Fils Jésus-Christ : c’est lui qui est le Dieu véritable et la vie éternelle. » Lorsque Thomas a vu Jésus ressuscité, il a dit : « Mon Seigneur et mon Dieu. »

La divinité de Jésus n’est pas celle d’un petit bonhomme célébré le 25 décembre, mais celle du Dieu véritable qui a créé toutes choses et qui est venu dans le corps d’un homme. En lui a habité corporellement toute la plénitude de la divinité ; il était l’image visible du Dieu invisible, l’empreinte de sa personne, le reflet de sa gloire. Il est aussi évoqué que l’astre brillant, le porteur de lumière, pourrait avoir été la source lumineuse qui éclairait la première terre avant sa chute, après laquelle l’astre brillant devint le prince des ténèbres et des ténèbres s’étendirent sur la surface de l’abîme. Dieu n’a pas chassé les ténèbres : il a dit « Que la lumière soit », parce que la lumière s’impose et chasse les ténèbres.

La vraie lumière n’est pas dans la franc-maçonnerie, la Rose-Croix, ou d’autres systèmes : elle est en Jésus. Jésus est Dieu. Il a posé ses pieds sur la montagne de la Transfiguration en présence d’Élie et de Moïse — la loi et les prophètes — mais la nuée est descendue et a couvert l’ensemble, et la voix a dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. » Pas Élie, pas Moïse, pas les ancêtres, pas les esprits de ceux qui reviennent : lui seul. Celui qui plaît à Dieu, ce n’est pas Adam, ce n’est pas Moïse, c’est Jésus.

3. « Il existerait plusieurs voies pour accéder à Dieu »

La troisième fausse doctrine est l’idée qu’il existerait plusieurs voies pour accéder à Dieu. À l’époque romaine, tout chemin menait à Rome : les routes pavées reliaient toutes les colonies à la capitale de l’empire. C’est dans ce contexte précis que Jésus se lève et déclare : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père sinon par moi. » Il ne dit pas « nul ne va au Père » mais « nul ne vient au Père », parce que celui qui l’a vu a vu le Père. Il est à la fois le chemin et la destination, le sacrifice et le sacrificateur, l’adoration et l’adorateur.

On ne passe pas par le bouddhisme, par le New Age, par les dieux des anciens africains pour arriver à Dieu. Dieu s’est révélé à travers les peuples et les traditions, mais c’est en Jésus qu’il a voulu montrer la plénitude de ce qu’il était. Il est venu lui-même, a porté un corps, est entré sur la terre. Il n’y a qu’un seul chemin. Le « père » dont il est question n’est pas une entité cosmique indéterminée avec laquelle on fusionnerait dans un grand tout : c’est le Père de Jésus-Christ. On peut aimer les gens, les assister, mais en matière de doctrine il n’y a pas de salut par une autre voie. Il y a pas de salut par Bouddha. Aller au tombeau de Bouddha, il est toujours là. Aller au tombeau de Jésus, il n’est plus là, parce qu’il est ressuscité. Comment le tombeau pouvait-il retenir ce que la terre ne peut contenir ?

Paul, modèle de conviction argumentée

Paul est cité comme modèle de conviction argumentée face à des interlocuteurs hostiles. Il a rencontré des Épicuriens, des Stoïciens, des Esséniens, de grands philosophes, et a défendu sa foi au point qu’un homme lui a dit qu’il risquait de se convertir. On ne peut être convaincant que si l’on est soi-même convaincu. Si l’on n’est pas convaincu de sa foi, on ne convaincra personne. Il faut avoir des arguments — scientifiques, archéologiques, théologiques — pour montrer qu’il n’y a pas d’autre chemin.

Nous sommes au temps de la fin, et une des choses qui maintiendra les chrétiens dans la foi sera le niveau de conviction qu’ils auront sur les fondements de cette foi. Il y a une religion qui prend de plus en plus de place en Angleterre, à New York, dans le monde, qui a l’argent et les moyens. Au Congo, des gens sont invités à se convertir pour accéder à un emploi dans certaines entreprises, et certains le font sans conviction, seulement pour l’argent. Il n’y a rien hors de Jésus-Christ.

Parenthèse sur le ministère féminin

Une parenthèse significative est ouverte sur la question du ministère féminin. Le prédicateur affirme y croire pleinement : il est né de nouveau dans une église dont la pasteure était une femme ; c’est une femme qui lui a enseigné l’intercession, une femme qui l’a baptisé, et sa mère qui l’a amené à l’église.

Mais je suis révoltée par quelque chose que j’observe et pour lequel je prie. Dans la francophonie, la plupart des femmes que Dieu élève dans le ministère finissent par tomber. Les quelques femmes qui ont levé la tête en Côte d’Ivoire, en France, au Sénégal ou ailleurs sont montées puis sont retombées. Par ailleurs, on voit beaucoup de femmes dans le ministère qui fonctionnent davantage comme des motivatrices, avec des paroles édifiantes génériques, que comme des prédicatrices des mystères de Christ.

Ce sont les femmes qui les premières ont vu le ressuscité et qui ont été envoyées dire aux apôtres qu’il était vivant : les mystères de la révélation de la résurrection devaient en principe être révélés par les femmes. Pourtant, les femmes sont devenues des spécialistes des sujets de finances, de mariage, de santé mentale — ce qui n’est pas mauvais — mais où sont les femmes qui prophétisent sur les nations, qui parlent de géopolitique mondiale, qui enseignent l’eschatologie de l’Apocalypse 1 à 22 ? J’attendais depuis des années, et maintenant Dieu m’a donné le go pour former des hommes et des femmes dans le ministère qu’il va élever puissamment, qui opéreront dans les signes, les prodiges et les miracles, qui prophétiseront avec précision. Une mention est faite d’une figure apostolique, l’apôtre Catherine, qui doit bientôt venir en France et dont le ministère est décrit comme extraordinaire.

Une remarque est également faite sur les ministères de femmes : des fois, ce que l’on appelle « ministère des femmes » est davantage une initiative née d’un désir de se retrouver entre femmes pour parler de sujets féminins qu’un mandat de Dieu. Ce n’est pas interdit, mais ce n’est pas forcément un ministère. La question est posée : pourquoi les hommes, eux, n’ont-ils pas de ministères spécifiquement dédiés à la prédication aux hommes ? La beauté est dans de voir une femme enseigner les Écritures avec une révélation qui donne envie de rouvrir la Bible, avec autorité, et non avec un féminisme ou une féminité de façade — mais avec la féminité authentique d’une voix féminine portant la parole de Dieu.

Témoignage personnel

Je témoigne personnellement : j’ai grandi dans ce qu’on appelait en Afrique les « bonnes familles » — père ambassadeur, mère fortunée, maisons, biens, voyages entre l’Allemagne et la Belgique, argent circulant à la maison. Quand tout a été perdu et que je me suis converti, j’ai dit à Dieu : « Seigneur, bénis-moi. Je ne veux pas que quand j’irai voir mes anciens amis, ils se disent que je prie parce que je souffre, que la religion est l’opium du peuple. Je veux être une figure dans ma génération qui donne envie d’être chrétien. »

Conclusion : une incarnation vivante du royaume

C’est cette idée d’être une incarnation vivante du royaume qui conclut l’enseignement. Lorsque les espions envoyés en Canaan sont revenus avec des grappes de raisin, c’était un échantillon de la qualité de vie de la terre promise. Les gens n’ont pas besoin d’aller au ciel ; ils ont besoin d’avoir une portion du ciel sur la terre, et cette portion, c’est le croyant lui-même. Lorsqu’on goûte à un chrétien — lorsqu’on l’approche — on ne doit pas trouver quelqu’un de triste, de plaintif, de pleureur au moindre souci. La joie peut être évangélique. Le sourire peut être évangélique. L’attitude peut être évangélique. Les convictions peuvent être évangéliques. La constance peut être évangélique. C’est le temps d’évangéliser par le sourire, par la joie, par la force, par la constance, par le zèle.

Paul conclut ce parcours en disant qu’il a l’assurance que ni la mort, ni la vie, ni les hauteurs, ni les profondeurs, ni les choses présentes, ni les choses à venir ne peuvent le séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. Je prêcherai cela à ma femme, à mon mari, à mes enfants, à mes petits-enfants. L’héritage que je léguerai à ma famille ne sera pas que des maisons ou des comptes en banque : ce sera un Dieu que je léguerai aux enfants de mes enfants. C’est le plus grand héritage qu’un parent peut laisser à ses enfants : leur laisser un Dieu.

Nous sommes convaincus. Nous ne lâcherons pas.